Ecrasé sur le sols, la moitié des guerriers de la cours cherchaient un moyen de s'enfuir. Mais fuir alors que le massacre n'avait pas commencé, quelle pire lâcheté ? Aux yeux de tous, c'est comme s'ils avaient fuit subitement un havre de paix. Car il fallait être présent, être là pour savoir que le monstre géant au milieu de la pièce, les yeux fixés sur un écran qui ne montrait rien d'intéressant, était dans une telle rage qu'il en avait perdu ses mots et ses réactions, et que subitement il tuerait tout le monde.
Certains visages se tournèrent vers Avoka. Ils comprirent qu'il avait accepté la mort. Si Blizzard devait passer sa colère sur tout le monde, il en serait et c'est ainsi. Ils comprirent aussi qu'il reste fidèle serviteur du Démon du Froid. Et s'ils fuyaient, il les arrêterai. Dijicharate, invisible, mais présente dans la salle, en ferai autant. Tous étaient de la chair à pâté en attente, et nul ne pourrait les sauver. Ou alors ?...
Le général Chatterton était paniqué. Il n'avait pas peur de la mort. Mais tuer toute sa cour n'était pas une chose à faire. Cela affaiblirai son pouvoir et ce n'était pas le moment de faire cela. Devait-il essayer de stopper son Empereur ? Avait-il le droit de faire cela, lui qui prônait le respect total pour Blizzard ?
La queue sans fin du Démon se mis à frétiller. Puis à bouger. Puis à se soulever.
Il y avait donc des muscles dans ce polochon de vingt mètres qui n'avait pas bougé depuis des années ? Et sous les cris de l'assistance, la queue en entière se souleva, et emplit la salle. Puis comme un fouet, elle se déplaça aléatoirement. A une telle vitesse qu'elle brisa le sol, et trancha un ou deux guerriers.
Tous s'éloignèrent pour être hors de porté. Heureusement la salle était grande. Mais ses murs furent soudainement le lieu de rassemblement d'une foule. Yikoun c'était précipité sur un mur sur lequel il s'accrocha avec ses griffes, blessant une personne au passage. Avocat volait déjà juste assez loin et n'eut pas à bouger. Mais le général était juste à côté, et il ne bougea pas.
La queue était très rapide mais il était capable de sentir son mouvement. Il pu bouger légèrement pour l'éviter alors qu'elle le frôla, une ou deux fois.
Blizzard ne cherchait pas à tuer. Sa queue bougeait simplement sous l'effet du stress. Ce qui était quand même suffisant pour intenter à la vie de nombreuses personnes.
Un Saiyan se posa dans la place du banquet.
- Le conseiller du Roi cherche celle qui a tué le chef des monstres, dit-il. Puis, satisfait d'avoir passé le message, se servit à une table.
- Grand bien lui fasse, répondit le chef de famille qui avait invité Hanasia.
- Ouais... granbien ! Commenta Hanasia.
Le banquet débordait de nourriture riche et elle était bien rempli, ce qui était un cas rare. La boisson lui faisait encore un effet très bizarre et elle avait le sentiment clair qu'elle ne devait surtout pas se lever de son siège.
Alors elle regarda le ciel, qui bien que légèrement tournoyant, était calme et reposant.
Elle s'endormit sans le savoir, et quand elle rouvrit les yeux, c'était la nuit. Un Saiyan clairement mieux habillé que les autres était là. Et elle remarqua, derrière, un visage qui lui disait quelque chose... un visage... Stagarnos ! Elle se leva d'un bond. Ce qui fit mal à la tête.
- Encore toi ! Ne me dis pas que tu es aussi responsable de ce massacre ?
- Comment le pourrais-je ? Répondit Stagarnos. Ils sont descendus du ciel. Mais nous savons qui ils sont. Vient au château. Nous avons des choses à te dire.
- Ouais et heu... non ?
- Hanasia s'il te plaît... C'est important. Ce monstre n'est pas le seul qui puisse descendre du ciel. Nous avons besoin de toi.
- ... OK.
L'intérieur du château du Roi était grand et imposant. les plafonds à une dizaine de mètre de hauteur n'était pas une spécialité Saiyan. En fait, les Tsufuls avaient en secret aidé à sa conception. Ils avaient aussi installé des caméras invisibles et la lumière. Cette dernière étant réservé aux parties non publiques du palais, où seuls les haut gradés dans le secret du Roi et des Tsufuls en profitaient.
Ils se baladèrent dans des couloirs et Hanasia fini par se perdre. Ils arrivèrent dans une petite salle avec des lits, et deux envahisseurs dessus. Ils avaient des bandages et quelques autres truc médicaux qu'Hanasia ne connaissait pas.
- Ce sont nos deux seuls prisonniers... ne les tue pas. Comme ils l'ont avoués, ils viennent du ciel, d'un monde au-delà des hauteurs où le soleil brûle, le froid mord, et l'on ne respire plus. Au-delà de ses hauteurs, il y a d'autres mondes semblables aux nôtre, et avec leur maison volante, que tu as vu, ils peuvent se déplacer d'un monde à l'autre. Ils nous ont aussi avoué qu'ils étaient venu uniquement pour se battre contre nous et nous détruire.
- Des envahisseurs quoi.
- Hanasia, essai de comprendre ! Des comme eux, il y en a plein sur leur monde, et bientôt, d'autre viendront dans d'autres maisons volantes. Et tu es la seule à savoir les arrêter.
- Hanasia, tue le Guerrier Millénaire, Hanasia tue les envahisseurs, bla bla bla...
- Tu dois rester ici et devenir la Reine des Saiyans.
- Oh toi, Stagarnos, la ferme. Je n'ai pas envie de devenir Reine moi.
- Ah bon ? Respect de tous les Saiyans, boisson et nourriture à volonté, mâles à volonté, combats à volonté, confort, etc... qui ne voudrait pas ?
- Je dois m'occuper de mon village.
- Ils trouveront bien d'autre chefs, dit Stagarnos. Ou viendront ici, c'est un petit village. Je dois ajouter, la Reine a un contact privilégié avec le peuple Tsuful.
- Tiens donc.
Le Conseiller était étonné, il ne pensait pas que cet argument aurait un poids. La plupart des Saiyans se contrefoutent des Tsufuls, ou ne les aiment pas sans raison. De manière générale un Roi n'est pas très heureux d'apprendre que son pouvoir est forgé en partie par ces derniers.
- J'aimerai bien en savoir plus sur les Tsufuls, fini Hanasia, en regardant les objets dans la salle, qui clairement venaient d'eux.
La grande salle de la cour était vide. C'était rare. Les écrans étaient éteints et Furizeer savait que tous micros et autres dispositifs de surveillance l'étaient aussi. Leurs serviteurs étaient dignes de confiances et rien de ce que son père lui dirait ne sortirait d'ici.
Cette cour vide lui rappela le dernier rendez-vous familial. Leur père leur avait donné des secrets spécifiques aux Démons du Froid que nul ne devait savoir. Plus de détails sur leur transformation, ainsi que comment ils se partageraient l'univers. Nul doute que se préparait une nouvelle réunion, mais cette fois il manquerait un frère.
Il n'avait pas besoin de dire à son père qu'il était là. Il le savait depuis qu'il avait mis pied dans le palais de la même manière que lui-même avait senti la présence et entendu la respiration de Blizzard à des dizaines de salles de là. Il contourna le siège gigantesque où l'Empereur était assit.
- Bonjour père.
- Et ton frère ?
- Il arrivera dans deux jours.
- Tant pis, nous nous répèterons. Qui est le lutin ?
Blizzard faisait référence au petit serviteur qui s'aplatissait aux côtés de son fils. Sa présence était malvenue pour une réunion secrète de famille.
- Il est mon assistant en tout père. Il a ma totale confiance et mes secrets.
- Alors il aura la mienne. Je sais que tu ne prendrais pas le moindre risque. Bon. Tu as eu toutes les données, dis-moi tout ce que tu en a déduis.
- Et bien père la planète découverte que nous avons appelée "Plant" nous cache bien des secrets. Pour commencer, il est évident que toute la vidéo est fausse.
- Ah bon ?
- Bien sûr. Pour commencer, personne ne peut nous tuer, et surtout pas ainsi.
Blizzard eu une réaction qui étonna Furizeer. Il avait regardé dans le lointain et il compris que son père n'était pas d'accord avec ce qu'il venait de dire. Blizzard dit simplement : Est-ce ton seul argument ?
- Non, fit Furizeer surprit. La civilisation sur Plant n'a pas de technologie et Cooler n'était clairement pas arrivé en rase campagne, mais bien dans une des plus grandes villes. Or le vaisseau est venu parce qu'il détecté une très forte énergie. Qui aurait pu être de source vivante surpuissante certes, mais une fois proche de la planète, il a détecté aussi de multiples ondes radio, des émissions codées et toutes sortes de preuves que la planète fourmille de technologie. Donc la vidéo ment.
- Je vois. Effectivement quelque chose nous est caché. Mais est-ce seulement possible de réaliser une fausse vidéo et de la faire passer pour un envoi de notre vaisseau ?
- Oui père. Le vaisseau est resté sur la planète et est prisonnier. N'importe lequel de mes techniciens pourrait faire cet envoi. En fait je pense que cette planète est un piège à notre encontre monté de toutes pièces.
- Mais la vidéo... est si réelle !
Furizeer esquissa un sourire. Père, dit-il. Vous ne regardez jamais de films.
- La fiction ne m'intéresse pas.
- Pourtant elle est parfaite pour la détente. Pipo, passe-nous un extrait sur les écrans géants. Le lutin sorti une télécommande de grande taille, et tapa quelques instructions. Les écrans s'illuminèrent et passèrent une vidéo.
Furizeer et Cooler étaient dedans. Ils parlaient d'une situation et d'un problème dont Blizzard n'avait jamais eu connaissance. Un virus qui aurait dévasté des planètes entières. Les deux fils marchaient dans la salle du trône, et parlèrent à Blizzard, qui leur demanda d'aller sur une planète pour trouver la source du problème.
- Ceci n'est jamais arrivé, dit Blizzard. C'est cela une fiction ? Mais comment ont-ils pu me filmer disant cela ?
- Vous n'avez jamais été filmé. Tous les personnages présent dans cette scène sont dessinés. Ce sont des modèles virtuels animés par ordinateur, et comme vous voyez la ressemblance est presque parfaite. Mais si je pause...
Pipo pausa.
- ... vous voyez de multiples défauts sur nos corps, et l'image est légèrement irréelle.
- C'est vrai. Je le remarque à présent, en fait ce sont de grossiers trucages. N'est-ce pas dangereux ? N'importe qui pourrait faire des faux messages ou ordres de notre part avec ça ?
- Ne vous inquiétez pas père, ces modèles ne sont pas accessibles par n'importe qui et la production d'oeuvres où nous sommes personnages est très contrôlée. La fiction doit être évidente, et nous ne pouvons être tournés en ridicules. Je vous conseille ce film. Nous y avons des pouvoirs extraordinaires, on se téléporte, on crache du feu et on combat un monstre tentaculaire géant. Je ne vous gâcherai pas la fin du film, mais vous y avez des pouvoirs télépathiques si puissant que vous agissez sur des planètes lointaines de votre siège. Tout cela est très bon pour notre image.
- Heu.. peut-être... Qu'importe. Fit Blizzard en sachant parfaitement qu'il ne regarderait pas cette fable. Heureusement pour lui, son fils avait évité de lui montrer les émissions pour enfants, où, dessinés à la mains et en super-deformed, les Démons du Froids apprenaient aux enfants à lire, compter, et aimer leur Empereur. Il n'aurait pas compris.
- Mais, continua Blizzard, est-ce que tu as vu ses imperfections dans la vidéo de Cooler ?
- Et bien... non. Mais faire un tel faux n'est pas impossible. Il faut seulement beaucoup, beaucoup de temps et énormément de moyens. Et une civilisation qui a caché durant des années, peut-être des siècles, son existence, peut avoir ses moyens.
- Donc ?
- Donc il est possible que les ennemis de notre empire se soient liés à cette civilisation, ou pire qu'ils l'ont créé, sur cette planète inconnue, pour commencer un coup mortel visant à nous détruire. Un stratagème qui c'est mis en place sur au moins une dizaine d'année. En montrant à l'univers entier qu'un simple guerrier à tué l'un de nous, d'énormes mouvements de rebellions peuvent se former. Nos armées pourraient être dépassées. Comme nous les Démons ne pouvons pas être partout à la fois, dans le pire des cas nous perdrions de nombreuses planètes et notre empire serai en ruine.
- Une fois encore tu vois loin, très loin. Je te félicite car je crois à ta théorie. En fait c'est sûrement cela qu'il c'est passé. Mais, je dois pointer du doigt la faille de ton raisonnement.
- La faille ?
- Oui. En fait, ton principal argument, celui qui transforme ton hypothèse en la seule possible, est faux. Nous pouvons être tué au corps à corps. Il existe des êtres... Blizzard jeta un oeil à Pipo, comme pour vérifier qu'il ne prenait pas des notes. Des êtres plus fort que nous.
Furizeer resta silencieux un petit moment. Le regard de son père était très sérieux.
- Je comptais vous raconter cela bien plus tard, mais ce sont des conditions exceptionnelles. Il tira de sous son siège une manette noire, un ordinateur pliable antique et indestructible qui n'était lié à aucun réseau sans fil. C'est là qu'il gardait ses secrets et il l'avait déjà utilisé plusieurs fois en leur présence.
- C'était peu après la naissance de Kurima, j'étais sur la planète paradisiaque où j'aime à me rétablir après l'accouchement. Alors que j'étais totalement rétabli, je m'apprêtais à partir, lorsqu'il est apparut devant moi.
- Je m'en rappelle, coupa Furizeer. Toute ta garde avait été tué, et cela m'avait étonné à l'époque, tu n'avais pas donné d'explication crédible.
- Hum. Mais ce n'est pas lui qui les a tué. C'est moi. Pour garder le secret. Lui, le voilà. Blizzard montra une image holographique, prise sur la planète paradisiaque. Un vieil elfe qui ne payait pas de mine, avec une longue barbe, et habillé comme un jeune de banlieue. Une race que Furizeer ne connaissait pas.
- Il m'a dit que j'avais fais trop d'enfants. Qu'il n'acceptait notre présence que si nous nous limitions, et que je brisais à l'évidence une règle tacite, ou alors que mes ancêtres ont omis de me dire, qui était que nous n'avions pas le droit de nous multiplier et de conquérir. Tu te rends compte. Moi qui arrive a faire plus de deux enfants, j'apprends que cet exploit d'en faire quatre est interdit. Je me suis gaussé de lui et lui ait dit que s'il voulait limiter notre nombre, il n'avait qu'à nous tuer.
Furizeer dégluti avec appréhension.
- Et il m'a répondu que j'étais fautif, pas mes enfants, et donc qu'il ne vous tuerai pas, sauf si vous dérogiez à la règle. Et il a foncé sur moi.
Pipo commença à perler de gouttes de sueurs.
- Et ce vieillard m'a défoncé la gueule. Il n'a a pas d'autres mots. Je n'ai pu placer aucun coup, en parer aucun, j'étais minable par rapport à lui. Ridicule, mauvais. Alors que je crachais mon sang, à terre, il fini sa menace. Il n'était, s'il faut le préciser, ni fatigué, ni même haletant.
- Aussi puissant que votre famille devienne, vous ne serez jamais l'égal d'un Grand Kaio (="Roi de l'Univers"). Si vous ne vous soumettez pas à notre loi, vous mourrez tous. Ne fait plus d'enfants, et que tes enfants n'en fassent pas plus de deux. Et pour que tu t'en souvienne... Le Dieu m'a soulevé, et il m'a donné des coups d'une puissance inouïe. Sans difficulté bien sûr. Ces coups m'ont gravement blessés. Je ne suis parti que des semaines plus tard lorsque ces blessures n'étaient plus apparentes.
- Et si tu restes sur ce siège... fit son fils.
- C'est parce que mes blessures, deux siècles plus tard, ne sont toujours pas guéries. Oui, quand je fais de grand mouvements, cela me fait mal.
Furizeer comme Pipo étaient estomaqués.
- Alors l'être qui a vaincu Cooler.. pourrait être un Grand Kaio ?
- Je ne sais pas.
- Père, donnez-moi tous les enregistrements que vous avez sur ce Roi de l'univers. Je dois enquêter dessus et savoir ce qu'il est vraiment. S'il est lié à cette planète, nous le saurons !
- Ce sont vos appartements.
- Je ne suis pas encore Reine.
- Vous voulez coucher dehors ? Il pleuvra cette nuit.
- Alors donc les Tsufuls savent vraiment tout, même le futur ?
- Ils disent que le temps se prévoit facilement.
- Quand est-ce que je les vois ?
- Il faut que tu sois Reine d'abord.
- Ben tiens. Hanasia s'assit sur le lit, puis se coucha, puis s'assit, puis se recoucha en tapotant partout. Quel confort ! C'est super ce truc, j'ai jamais touché une matière pareille !!
- Les Tsufuls savent faire des tissus autrement plus confortable que la peau de bête.
- Parfait. Barre-toi maintenant, je vais dormir là dessus et qu'on me dérange pas ! Whaaa c'est trooooop confortable...
- Je m'en vais. Demain il y aura un grand événement avec combats pour le choix du nouveau Roi. Tu y seras à l'honneur.
Le lit Tsuful c'était quelque chose. Hanasia se tourna et retourna dedans, tapota et appuya sur le matelas, c'était mou, c'était élastique, c'était génial.
Puis soudainement elle remarqua qu'elle avait quitté son village précipitament et sans prévenir. Devait-elle perdre quelques heures pour les rassurer ? Bah, elle pouvait bien les quitter quelques jours sans prévenir. Et puis ils étaient ignorants de l'état de crise et des envahisseurs, ils ne s'inquièteraient pas.
En effet, au village une seule personne s'inquiétait, le conteur. Hanasia avait eu un air anxieux et est partie subitement sans prévenir.
De plus, il était revenu au village seul sans pouvoir expliquer pourquoi avec crédibilité. Mais il fut rassuré quand il comprit qu'aucun villageois ne portait assez de crédit dans sa force pour qu'il lui ait fait du mal. Il put quand même profiter d'un repas du soir gratuit, il en profita pour enquêter.
- Hanasia est devenue hyper-forte ?
- Beaucoup plus que ça. Extraordinairement. Invincible.
- Mais elle n'a pas vaincue le Guerrier Millénaire.
- Peut-être pas mais... Il était invincible aussi. Il avait aussi la lumière jaune.
- Parlez-moi plus de cela.
- Hanasia était déjà devenue plus forte que tout le monde, dont ce Général, Stagarnos, qu'elle a foutu dehors. Et ensuite, elle a développée sa transformation. Ses poils deviennent jaune, et une lumière dorée sort d'elle. Son regard change, et là, elle est invincible.
- Invincible....
- Un monstre a attaqué le village, il était extrêmement fort, il a tué plusieurs d'entre nous. Et elle n'a pas pu le battre. Mais alors elle s'est transformée et elle l'a détruit en un seul coup !
- Un monstre qui peut tuer des Saiyans ? Ca n'existe pas ça. A quoi ressemblait-il ?
- A un Saiyan.
- Mais ce n'était pas un Saiyan, dit un autre villageois. C'était un monstre. Il avait une sorte de rage, et ne savait pas parler.
- C'est très étrange...
- Il a tué Hatonek notre ancien chef, et il était très fort. Hatonek faisait régner la loi sur tous les villages alentours, ils te confirmeront.
Mahissu prenait des notes dans sa tête.
Puisqu'elle n'était pas là, on donna la maison d'Hanasia à Mahissu pour dormir. Il faisait nuit depuis longtemps et on ne voyait rien à l'intérieur. Une très fine lumière venant du grand feu au centre du village éclairait à peine les murs. Il tâtonna pour trouver la paillasse qui servirait sûrement de lit. Il était habitué au rare confort des villages éloignés.
Il fut étonné de toucher un lit en bois, une certaine qualité qui lui indiquait qu'il passerait une bonne nuit. Mais en montant dessus, il senti le corps de quelqu'un.
- Aie !
- Il y a quelqu'un ? Fit le conteur.
- Ce lit est pris ! Barre-toi !
- Et bien, on dort dans le lit de son chef en son absence ?
- J'ai le droit ! Hanasia est ma femme !
- Hum.. à la voix, je dirai que tu as dix ans et je ne pense pas qu'Hanasia t'ait offerte sa couche.
Harik se leva du lit et chercha le conteur en faisant des mouvements de bras dans l'air.
- Tu es le conteur ?! Je te défends de la toucher !
- Hum... C'est trop tard gamin.
- Je te défie ! Le gagnant pourra coucher avec Hanasia !
- Tu ne sais même pas ce que ça veut dire...
- Sort !
Mahissu suivit la rayon de lumière et sortit de la maison. Harik sorti juste derrière lui. Il n'avait même pas dix ans. Le conteur lui en donna huit, voire sept.
- Tu es vraiment petit.
- J'ai terrassé des plus grands que toi ! Répondit-il, en se jetant sur Mahissu.
- Ca m'étonnerai. Et Mahissu évita la première attaque en s'éloignant et s'envolant. Harik sauta immédiatement vers lui et donna quelques coups que le conteur dû parer en continuant à s'éloigner en hauteur. Harik sauta alors sur le toit de la maison et se jeta à nouveau sur lui. Il ne savait pas voler mais il semblait flotter au milieu de ses sauts.
- Tu es meilleur que je le pensais, fit Mahissu en parant les attaques avec moins d'aisance qu'il s'y attendait.
- Hanasia m'a apprit à se battre ! Répondit le gamin. Mahissu lui attrapa le bras et le fit tournoyer en l'air, il lui fit alors une prise pour l'immobiliser.
- Ecoute petit, tu ne peux pas me battre. Reviens dans dix ans si tu veux. En attendant, c'est moi qui dors là.
- Dans dix ans, ok ! Fit Harik en essayant vainement de pousser les bras de son adversaire. Même saison même nuit ! Où ça, ici ?
- Mais... dit Mahissu en le relâchant. Tu sais, si on compte tous les deux traîner autour d'Hanasia y'a de fortes chances qu'on se revoie souvent hein.. Tu n'as pas à t'inquiéter pour l'organisation de notre prochain combat.
Mahissu se reposa sur le sol, voyant que l'enfant ne cherchait plus à l'attaquer.
- Tu es fort petit. Plus fort qu'un petit gars de la ville.
- Hanasia est mon maître, murmura Harik en croisant les bras, assez fier. Puis il sauta du toit de la maison et partit vers sa propre demeure, où un lit de paille bien moins confortable l'attendait.
Mahissu retrouva le lit et s'allongea dessus.
- Dans dix ans, pensa-t-il, tu me défonceras la gueule petit... je ne sais pas me battre moi. Mais dans dix ans...
Mahissu était un jeune Saiyan et à cet âge, les amours monogames de longue durée étaient extrêmement rares. Il n'imaginait pas un instant qu'il aurait encore les faveurs de cette Saiyanne ne serait-ce que dans un an.
Il était plutôt content. On dit que les conteurs ont un(e) compagne dans chaque ville, mais il n'avait pas tant de succès. Plutôt maigre, son atout qui le rendait si rapide car léger, il n'avait pas le physique type du tombeur. Il était honoré que Hanasia se soit jetée sur lui. Une fille vraiment spéciale, à la force incroyable, sûrement bientôt Reine des Saiyans.
Mahissu avait vu plusieurs Rois et Reines en action à la capitale, et il était certain qu'aucun n'aurai pu le ridiculiser à la course comme cela. Le battre en vitesse, certains oui, mais voler sans regarder, en forme non aérodynamique et en jouant avec lui avec une telle précision, clairement pas.
Cette Hanasia était fascinante, et une fois Reine, elle l'oublierai sûrement. N'avait-elle pas volé en direction de la capitale ? Clairement, demain il partirait là-bas, il ne faudrait pas rater le coche.