La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 23

Attaques discrètes et efficaces

On s'ennuyait ferme sur le vaisseau qui faisait la liaison entre le grand spatioport de la nébuleuse Oméga et la planète capitale de l'Empire. Il y avait sur ce vaisseau une centaine de passagers, dont trente-sept guerriers de la cour, dont quelques uns très connus. Bien qu'ils voyageaient dans un des plus grands conforts, ils y étaient habitués, et étaient surtout ennuyés d'être rappelé à la cour, alors qu'ils auraient bien continués à vivre en princes sur leurs planètes respectives.
Les Démons du Froids ressemblaient lentement leurs armées et leurs guerriers les plus puissants. Il y avait dans ce transport quelques figures connues qui ne pouvaient pas se voir. Dans un grand exemple de pacifisme, ils s'étaient pas la plupart placés aux quatre coins de l'habitacle pour ne pas avoir à se croiser.
Soudainement, le vaisseau fit un soubresaut, et un grand bruit se fit entendre.
- Nous sommes attaqués par des pirates de l'espace! Cria le capitaine.
- Ridicule, dit le Lieutenant Terasawa de la cour de l'Empire. Nous sommes dans un vaisseau officiel de l'Empire, aucun pirate ne l'attaquerai.
- Inutile de sortir vos canons, dit un autre guerrier, nous allons leur régler leur compte.
- Avez-vous des scaphandres ? S'enquit le lieutenant. Mais avant qu'il n'y ait une réponse, un pouffement se fit entendre.
- Un scaphandre, ah ah ah ! Vous n'aurez pas le temps de le revêtir ! C'était Cobura, un jeune rookie qui avait vite monté et qui, on le savait, détestait le Lieutenant, d'autant qu'il se savait moins fort que lui.
- Vous pouvez survivre dans l'espace ? Demanda le pilote, enthousiaste.
- Allons, pas de temps à perdre, répondit Cobura en entrant dans un sas. Une nouvelle explosion se fit sentir. Les boucliers ne tiendront pas longtemps.

Comme un poisson dans l'eau, Cobura se déplaça dans l'espace vers le vaisseau ennemi. Comme d'habitude dans les combats spatiaux, il était à des milliers de kilomètres. Mais en quelques secondes il l'avait déjà rejoint (on se déplace encore plus vite dans le vide de l'espace). On l'attendait. Sur son passage, un énorme guerrier dans un scaphandre taillé à sa mesure et clairement à la va-vite était prêt à en découdre.
Cobura adorait les combats dans l'espace, particulièrement parce que c'était un art que personne ne maîtrisait. Et ce géant guerrier ne faisait sûrement pas exception, son scaphandre peu adapté le prouvait.
Outre les manque de sol qui faisait perdre tous les repères aux gens, l'absence totale de gravité rendait toutes leurs habitudes de mouvement totalement inadéquates.
Dans l'espace, chaque choc pousse les deux parties dans des sens opposés, de plus ceux-ci n'étant jamais totalement perpendiculaires, ils se mettent toujours à tourner sur eux-mêmes. Cela vous le savez. Mais le vivre est très différent. Lorsque les étoiles et l'adversaire se mettent à tourbillonner autour de vous, vous ne maîtrisez plus rien.
Ensuite, il y avait le scaphandre. Seul un guerrier de puissance très haute pouvait résister juste avec sa peau à l'absence de pression, au froid absolu, aux radiations solaires, habituellement filtrées par l'atmosphère. D'ailleurs aussi entraîné qu'un être vivant soit, il n'entrait jamais dans l'espace sans saigner du nez, puis mourir de milles dysfonctionnement de son corps dans les minutes qui suivent, du au changement des conditions d'environnement.
Seuls les êtres d'une puissance monstrueuse, comme un Super Saiyan, étaient naturellement protégés par leur aura, en dessous, il fallait être génétiquement adapté, et les espèces de ce genre se comptent sur les doigts d'une main... Namek (je l'ai pas déjà faite celle-là ?)
Bref, se battre en scaphandre, c'était une horreur. Ce vêtement ne permet pas de mouvements rapides, et il est très fragile, comparé à la puissance dégagée par un combattant. Quelques coups bien placés, et hop, un trou suffit pour que l'air parte. D'ailleurs, certains détruisaient eux-mêmes leur combinaison, en essayant de lancer une boule de feu, et mettant par ce biais le feu à leur épais gant (évidement il n'y a pas de flammes, juste un beau trou).

Ce mastodonte dégageait une puissante énergie. Sur terre, Cobura n'aurai sûrement aucune chance face à lui. Mais là... Il envoya quelques boules de feu.
L'adversaire de fuit pas. Il n'en avait clairement pas la possibilité. Il créa un bouclier énergétique autour de lui, une grande sphère englobant son corps et son scaphandre. Les boules de feu rebondirent dessus, non sans l'envoyer en arrière à plusieurs centaines de mètres par secondes.
Cobura le suivit et se dit qu'il n'avait qu'à l'approcher et le frapper un peu. Par devant, par dessous, par les côtés, il pouvait choisir ce qu'il voulait, face à lui son adversaire était totalement immobile.
Il lui tourna autour un petit peu et fonça sur lui, prêt à le mitrailler de coups de poings.
L'autre réagit dès qu'il fut proche, et sorti un énorme objet de l'arrière de sa combinaison.
Cobura vit la masse se déplacer à très grande vitesse et lui passer dessus. Lorsque son adversaire fini son mouvement, il pu voir que c'était une très grande épée. Et qu'il était coupé en deux.
Alors que le sang se répartissait dans l'espace, Krämm donna un autre coup d'épée, lui tranchant la tête.

Il déclencha sa radio.
- Il n'y en avait qu'un, nous l'avons eu, dit-il.
- D'autres vont arriver avec des scaphandres, dit le contact radio. Il faut que vous reveniez sur leur chemin.
Krämm appuya sur un bouton dans le gant de sa combinaison, et un affichage se fit sur la visière de son casque.
Avec quelques mouvements de ses doigts, il indiqua la direction à prendre. Les propulseurs se déclenchèrent et il retrouva le vaisseau pirate. Il cacha à nouveau son épée, et vit au loin une dizaine de combattants, fuyant leur vaisseau qui perdait clairement la bataille. Une tourelle leur tira dessus, mais ils avaient des scaphandres professionnels, et se déplaçaient facilement entre les tirs.
Les premiers arrivés, qui foncèrent sur Krämm, se firent découper en morceaux. Les autres comprirent qu'il était inutile de l'approcher, et envoyèrent des boules de feu. Leurs combinaisons de haute qualité le permettaient.
Krämm envoya ces attaques sur les côté en les parant avec son épée. Il savait qu'il ne devait pas parer avec les mains, et surtout pas être touché. Il se mis de nouveau à tourner, mais son scaphandre le propulsa de façon à ce qu'il reste relativement immobile par rapport à ses adversaires.
- Il est rapide pour sa carrure, commenta le Lieutenant. Mais il finira bien par être touché.
Lorsque sortirent, du vaisseau pirate, une dizaine de guerriers également en scaphandres professionnels. En moyenne, ils étaient moins forts que leurs adversaires, mais ces derniers comprirent vite que ceux-ci étaient spécialistes du combat dans l'espace.
Il fallu peu de temps pour que les guerriers de l'Empire soient décimés. Il ne restait alors que le lieutenant, dont la combinaison et ses parades avaient résisté aux boules de feu.
Il vit le vaisseau de l'empire exploser puis immédiatement après imploser, avec les derniers combattants de la cour dedans. Ses communications étaient brouillées. Nul doute qu'il faudrait une enquête pour savoir pourquoi leur vaisseau avait disparu, et avant que l'on s'inquiète, les rebelles auraient encore profité des déplacements forcés vers la cour pour tuer des guerriers en position de faiblesse.
- Il fit un signe de défi au grand guerrier, celui qui avait commencé le combat. Il demandait un duel.
Il était seul, entouré d'ennemis. Ces derniers étaient des guerriers honorables, ils n'avaient pas de raison de refuser, si ce n'était que Krämm n'était vraiment pas avantagé. Mais Krämm ne refuserai jamais, ils le savaient. Il accepta et leur demanda par radio de s'éloigner, car les boules de feu allaient fuser.
Alors qu'il se propulsa vers le lieutenant, celui-ci envoya effectivement des centaines de boules d'énergies, qui furent renvoyées de tous les côtés avec l'épée.
Le lieutenant envoya des boules de feu de puissance, vitesse et forme différentes. Il alterna des boules qui ne pouvaient être parées de la même façon avec une épée, une distraction entraînant une chance d'être touché par des résidus. Mais jamais Krämm ne se trompa. Il ne fit aucune erreur. Lorsqu'il arriva à la hauteur du lieutenant, celui-ci ne fuit pas. Il aurai pu, aisément échapper aux propulseurs de son adversaire, et le mitrailler des heures durant. Mais à la place, il le contourna à grande vitesse et l'attaqua dans le dos.
Krämm donna un coup d'épée dans le dos, mais le lieutenant l'évita. Il tourna sur lui-même mais son adversaire tourna également. Krämm savait qu'il ne pourrait pas prévoir quand le coup arriverai. Ici, il n'y avait pas de mouvements d'airs.
Il sentit le poing du lieutenant dans ses côtes. Sa combinaison et son électronique embarqués se cassèrent de tous les côtés. Il balaya avec son épée derrière lui, mais le lieutenant étant à l'horizontale, il ne réussi qu'à lui trancher la main. Tournant alors sur lui-même, Krämm s'éloignait du lieutenant. Il vit qu'il avait attrapé sa propre main, pour permettre pourquoi pas une greffe, et que sa combinaison avait déjà produit une mousse compacte qui empêchait le sang et l'air de partir. Quant à lui, sa combinaison n'avait plus de fonctions vitales, mais l'air ne s'échappait pas. N'eut-il pas été entouré d'amis qui le ramèneraient, il aurait perdu.
Krämm lança alors son épée qui se planta dans le ventre du lieutenant. Son scaphandre entier se déchira en deux, et tout son sang s'échappa instantanément sous le manque de pression. Le lieutenant fut mort avant qu'il ait le temps d'essayer de retirer l'épée.

- Une belle victoire, en ce jour ! Clama Krämm, de retour dans le vaisseau pirate. Mais il est à regretter la disparition de nos amis Aklavar, Tom Bibondal, et Joshua. Un instant de silence pour eux.
Tous baissèrent les yeux, respectant le rituel de Krämm. Puis au bout de quelques temps, ils reprit la parole, comme s'il finissait une pensée.
- ... nous ne vous oublierons jamais.
- Nous partons dans un autre secteur, dit le pilote. Nous avons les coordonnées d'un autre vaisseau de transport.
- Pressons-nous, avant qu'ils réagissent, commenta un guerrier. C'est le début de la fin. La fin de l'empire.
Ainsi continuèrent les jours suivants, la révolte éclatant de toutes parts.
Sur la planète Chill 18, le seigneur Mango tombait des mains de Bourgo. Sur l'avant-poste stellaire Observatory, les commandants étaient morts, et le transit ne se faisait plus. Les routes les plus connues étaient coupées. Des armées jusque-là calmes s'étaient levées. Des planètes en attaquaient d'autres.
Les bandits de tous poils sortirent au grand jour pour profiter du désordre général. Les Rebelles, les armées de l'Empire, les planètes indépendantes, les guildes, les hors-la-loi, tous attaquaient tous les autres pour voler et piller ce qui n'était plus aussi bien protégé.
Tout cela pourquoi ? Parce qu'une rumeur très convainquante affirmait que l'un des princes de l'Empire, un des indestructibles et immortels Démons du Froids, avait été tué par un guerrier.
Un guerrier qui l'avait tué en combat singulier. Entouré d'une puissante lumière et la rage au ventre. Un être d'une puissance inégalée...

Hanasia se réveilla la tête écrasée contre le sol, avec une filet de bave allant de la bouche au sol.
Elle avait encore les pieds sur le lit et le sang lui montait à la tête.
- Humllgrmhmgrm...
Elle s'essuya du revers de la main en s'envolant pour se retrouver à la verticale.
- Cons de lits sans bords... Le confort n'est pas parfait.
A travers les seules baies vitrées du monde Saiyan, elle regarda la capitale qui s'illuminait du soleil de midi.
- Cool, 'doit rien avoir à faire aujourd'hui, sinon ils m'auraient réveillés. Elle se dirigea vers l'autre côté du lit ou traînait un peu partout ses habits. Hey Ma... Mahissa ? Mahisso ? Bon sang, tu peux pas t'appeler Brasca, comme tout le monde ?
- Bonjour aussi, ravi de te voir aujourd'hui, répondit Mahissu qui lui était encore entièrement sur le lit.
Hanasia l'embrassa et le fit immédiatement prisonnier de ses bras et de sa queue comme elle avait l'habitude de le faire.
- Mon conteur... Elle s'abaissa vers lui. J'ai une mission pour toi. Va à la bibliothèque te renseigner sur ce que Stagarnos cherchait quand il m'a trouvé. Apprends tout. Et tu me raconteras.
Mahissu fut libéré, il se leva, s'habilla et se dirigea vers la baie vitrée.
- Pas par là...
- Oh, c'est vrai... j'oublie à chaque fois. Et il pris le chemin du couloir. Le concept de mur transparent avait du mal à entrer dans son esprit.
De même que l'était le concept de bibliothèque. Raconter sur des livres ? Le bouche à oreille n'est-il pas fondamentalement plus pratique ? Au moins pas besoin d'apprendre des signes étranges...
En sortant hors du palais, il croisa le chemin de quelques comparses épais et musclés, qui arrivaient droit de leur lointaine campagne.
La dernière épreuve du sacre arrivait demain. Ces derniers candidats entendaient de la bouche des gardes les branlées que s'étaient pris les précédents postulants, et ils n'en croyaient pas un mot.
- C'est pas demain la veille que vous verrez le grand Hydargos voler au lointain en fin de combat, dit un Saiyan qui mesurait au moins deux mètres.

Le lendemain, le grand Hydargos volait au lointain à la fin de son combat contre la reine, de quatre secondes.
Aucun candidat ne posa le moindre problème.
- Nous pouvons déclarer, clama dans sa boule magique, le conseiller du Roi, Hanasia la nouvelle Reine des Saiyans ! Gloire à notre leader !
Les cris et des clameurs s'élevèrent de tous les côté du ring, ainsi que du ciel où étaient rassemblés des centaines de Saiyans.
- Comme d'habitude, il est demandé de respecter quelques mois de trêve avant de la défier en duel. Encore que je ne pense pas que beaucoup soient motivés. Finit-il avec un sourire.
Il y eu un sacre avec tout un rituel qui s'apparente surtout à un fête barbare. Des bruits assourdissants que même le pire amateur de techno ne considérerait comme de la musique. De la bouffe et de la boisson à tout va. Des bagarres, souvent arrêtées par les gardes et les membres de l'armée du Roi. Les bagarres étaient interdites à la capitale, il fallait s'en éloigner pour régler ses différents.
Quelques membres du village d'Hanasia étaient présents. Il profitaient comme tous les autres invités, de la nourriture exceptionnelle de la ville, et attiraient à eux les foules et les Saiyans de sexe opposé, en racontant qu'ils étaient amis avec la reine.
Les exploits et les éliminatoires de leur nouvelle souveraine avaient fait le tour du continent Saiyan, et les badauds présents étaient exceptionnellement nombreux. De mémoire de Tsuful derrière son écran de surveillance, on avait pas vu une telle fête depuis des dizaines de couronnements.

- Et ben ils s'amusent les singes. Dis donc Rikk, ces tonnes de bouffe, c'est nous qui leur produisons ? Je paye pour ça ?
- Les banquets de cette amplitude sont sponsorisés par nous oui. Tu ne vas pas gueuler parce qu'on remercie un peu la Reine des Saiyans, qui a je le rappelle, sauvé déjà deux fois notre monde. répondit Erikalomecita en tendant la main derrière elle vers sa collègue Diluviennita.
- ... Et déclenché une guerre interstellaire, ouais. C'est un beau CV. Heu... tu veux quoi ?
- 'donut.
- Je... le mange, Rikk.
- Mademoiselle Diluviennita, si vous êtes venue me voir sans un donut en plus, je devrais considérer cela comme une offense grave envers un supérieur hiérarchique et serai dans l'obligation de remplir une demande en 3 exemplaires pour un rapport accablant à l'intention du Grand Chambelan Stellaire. Tu seras alors déportée sur un astéroïde gelé pour y ratisser une plantation de cailloux. Verts, les cailloux.
- C'est ton nouveau chef le Grand Machin Stellaire ? Répondit Dill en sortant un autre donut de son pack lunch.
- Ouais, le type tout jaune avec les cornes là. Dit Rikk en attrapant la pâtisserie.
Elles regardèrent encore un peu la vision temps réel de la fête Saiyan. L'un des écrans ne quittait jamais la Reine de vue, qui se mettait totalement minable à coups répétés de boisson.
- Pourquoi t'as coupé le son ?
- Leur... musique... enfin, c'est pas très intéressant pour l'ouïe.

Dans la grande salle du Trône de l'Empereur, la tension était si forte que certains guerriers capables de réduire d'un coup un pays en cendre, fixaient le sol en tremblant.
C'était rare et pas de bonne nouvelle que de voir plusieurs frères en même temps dans la salle avec leur père.
Tous avaient vu, en se procurant illégalement des copies de la vidéo, le combat de Cooler contre un être à son niveau. Elle n'était pas truquée.
Tous avaient entendu et suivit les événements récents sur les révoltes diverses. Certains avaient même laissé derrière eux un monde en guerre voire aux mains des rebelles.
Ils n'avaient pas de quoi être fiers.
Bien sûr, quelques uns avaient de petites victoires à leur actif, mais l'état général était contre eux. Il y avait des siècles que l'Empire n'avait pas été attaqué comme cela.
Les rapports arrivaient de toutes part, tous les murs de la salle affichaient des informations diverses, de la carte de la galaxie, au défilement de brèves et d'informations. Certaines parties montraient quelques personnes par visiophone, sur le chemin ou occupés de leur côté.
Des gens entraient et sortaient, en permanence. Quelques guerriers étaient envoyés défendre une zone de l'univers, ou rejoindre une armée. Des conseillers de guerre prenaient de temps en temps la parole. Des brèves fusaient toutes les minutes.
Au milieu, l'empereur Blizzard qui ne disait rien, rien du tout. Le plus actif était son fils Furizeer, qui maniait la logistique et la stratégie de leur défense d'une main de maître.
Cela dura des heures et des heures. Furizeer, qui n'avait pas arrêté un instant, ne montrait pas le moindre signe de fatigue, et son père, pas le moindre signe d'ennui. Ils n'avaient pas encore renversé la situation, mais l'armée Impériale avait reprit triomphalement du terrain dans beaucoup de parties de l'univers. Beaucoup de batailles gagnées, et de planètes rebelles mises au pas. Le détail que peu avaient remarqué, c'est que dans aucune bataille ou presque ne se trouvaient de guerriers rebelles puissants.
- Parmis les nombreux vaisseaux qui se posent et partent d'ici, l'un d'eux sera remplit de guerriers rebelles très puissants, pensa Dijicharate, dans l'ombre. Ils attaqueront la cours autant pour le symbole de la dégradation de la puissance de l'empire, que pour perturber le centre d'opérations.
La guerrière assassin continua de sonder autour d'elle chaque être présent et se déplaça au plafond dans les couloirs à la recherche de tout indice trahissant la présence de l'ennemi sur place. Ce n'était pas à la sécurité actuelle qu'elle allait faire confiance. Après tout, elle la contournait elle-même à chaque instant.
- Avec presque tous les démons du Froid présents dans ce château, le groupe rebelle se fera massacrer à coup sûr. Ils le savent et leur but sera totalement kamikaze. Ils essaieront de tuer le plus d'hommes de main possible. Ils peuvent arriver aujourd'hui, demain, ou dans une semaine. Jamais je ne dois me relâcher.
Tous les guerriers et même les Démons du Froids étaient représentés par des points labellés sur une grande carte interstellaire 3D. La plupart se déplaçaient de ou vers des champs de bataille. Chill, lui, revenait au château accompagné de Avoka. Ils avaient à eux seuls écrasé deux armées dans l'espace et mis au pas une planète, en engloutissant un continent.
Ice Kurima était représenté dans un vaisseau qui partait vers une bataille qui allait sûrement commencer dans quelques jours. Dans l'enchevêtrement de points et la complexité de toute cette logistique, il fallait être concentré et d'une grande intelligence pour remarquer que c'était absurde et que ce point était en fait totalement faux.
L'empereur se tourna alors vers son fils qui le remarqua. Ils regardèrent d'autre points qui se déplaçaient sur le mur.
- Toute l'armée change de direction, dit Furizeer aux autres conseillers. Nous avons de nouvelles instructions pour les commandants, mettez-les-nous en ligne.

- Ils nous en eu. Ils nous ont bien eu.
C'était un général rebelle qui parlait, et cela ne mettait pas du tout à l'aise le comité Tsuful.
- Cette armée étaient clairement dirigée vers un autre secteur, pour prêter main-forte à un avant-poste important qui en avait bien besoin. Mais en fait, ils sont partit droit vers votre planète, laissant le poste à l'abandon. Ils arriveront dans 16 heures, et nous dans 35. Vous devrez vous battre seuls durant un temps considérable.
Erikalomecita eut un sentiment qu'elle n'avait pas eut depuis ... peut-être toujours. C'était la peur de mourir, de voir son monde ravagé.
- Dites-nous tout, répondit le ministre des armées Tsuful. Ont-ils des guerriers puissants ?
- Oui. Une dizaine de très puissants et plusieurs escadrons d'élite. En ce qui concerne leurs vaisseaux et leurs armes, votre armée entière sera... largement inférieure. Pour le corps à corps, il vous faudra l'aide de vos Saiyans. A 10 contre un, ils seront sûrement à égalité contre les escadrons d'élite. Mais les guerriers... Seule votre Super Saiyanne pourra les battre.
- Pourquoi... ne détruisent-ils pas notre planète d'un claquement de doigts ? Dit Erikalomecita en tremblant.
- Ils veulent être sûr de ce qu'ils attaquent et détruisent. Si la Super Saiyanne s'enfuit dans un vaisseau et qu'ils détruisent la planète, ils ne sauront jamais s'ils l'ont eu. De plus, ils veulent enquêter sur vous.
- C'est ... bien... chuchota sans s'en rendre compte Erikalomecita. Elle lu en diagonale les fiches des différents guerriers très puissants qui arrivaient, qui défilaient sur son petit écran.
- D'après ce que je vois sur le rapport de force, dit le ministre, nous pourrons retenir les armées, et si nous avons une bonne symbiose avec les Saiyans, leurs vaisseaux seront même facilement réduits à néants. En fait nous pouvons nous en sortir en donnant à la Super Saiyan la mission de détruire à elle seule toute l'armée de terre, d'élite et de guerriers. Je pense qu'elle en est capable.
- Non, dit Erikalomecita.
Tous se tournèrent vers elle. Elle fixait le bord de la table, ou son petit écran.
- Hanasia ne prendra pas part à ce combat, ou alors sans se transformer. Il ne doit pas y avoir de Super Saiyan dans cette bataille.
Tous s'étonnèrent.
- Nous avions décidé cela... avec quelques troupes rebelles... La Super Saiyanne doit au maximum rester un mystère. L'empire ne doit pas savoir où elle est et redouter au maximum qu'elle se balade dans l'espace, en quête de tuer un autre Démon du Froid.
- Nous n'avons pas le choix, dit un Tsuful. Désolé pour ce plan mais...
Erikalomecita sourit. C'était un sourire cynique, presque un rire jaune, qui donnait une étrange impression sur son visage recouvert de sueur.
- Nous allons massacrer cette armée, sans la moindre difficulté, dit-elle. Mais pour cela nous devrons révéler une autre de nos armes secrète, c'est tout. Nous n'aurons même pas besoin de sortir nos vaisseaux.

Erikalomecita rencontra au plus vite le responsable du projet qui traînait depuis des années dans les couloirs de son laboratoire scientifique. Elle lui donna une équipe immédiatement et l'ordre de déployer leur arme qu'ils avaient préparés depuis si longtemps.
- 16 heures ? C'est très peu ! Dit le responsable en pianotant sur son ordinateur pour contacter ses anciens collègues et les faire venir d'urgence.
- Nous n'avons pas le choix. C'est la guerre. Ils ne nous attendrons pas. Pendant encore 7 heures sur la plus grande partie du continent Saiyan, il fera jour. C'est gênant ?
- Pas du tout, pas avec notre système.
- Il est redondant ?
- Il le sera. Et reconstructible à partir de plusieurs machines. J'espère qu'elles ne sont pas rouillées. J'ai déjà dépêché une équipe technique pour la maintenance.
- Bien. Maintenant je dois prévenir la Reine des Saiyans.

Hanasia touchait du bout du doigt l'écran télé qui brillait, dans la salle cachée derrière la salle du trône du château. Elle traversait l'image de la Tsuful qui parlait.
- Ca ne vous intéresse pas ? Dit-elle d'un air dépité.
- Si, si... mais ca n'empêche pas... Hanasia retira sa main.
- Donc ces vaisseaux qui se dirigent vers nous, sont non seulement des vaisseaux de guerre mais aussi des transporteurs de guerriers. Ils seront beaucoup plus nombreux et en moyenne plus puissant que ceux qui accompagnaient le Démon du Froid.
Hanasia, le Conseiller, et Stagarnos qui était actuellement chef temporaire de l'armée de la Reine, comprirent qu'ils allaient livrer leur première grande bataille.
- Enfin de l'action contre les envahisseurs, fit Hanasia. Il y aura un autre Démon du Froid ?
- Pas à notre connaissance. Mais certains des guerriers présents seront de très loin plus fort que vos meilleurs guerriers, vous exclue. Et l'armée est d'élite. Si vous les combattez, vous perdrez beaucoup de vos membres. De plus les armes de leurs vaisseaux, vous n'êtes pas habitués à vous battre contre cela. Nous ne voulons pas d'un massacre.
- Nous n'avons pas peur de la mort, dit le Conseiller. Nous sommes plus nombreux qu'eux non ? La moitié du peuple Saiyan peut être présent sur le champs de bataille dans 16 heures, si vous envoyez un message magique directement.
- Et puis la Reine peut être sur le champ de bataille en quelques minutes où qu'il soit, et massacrer l'armée entière toute seule j'imagine, dit Stagarnos.
- Justement, nous voudrions l'éviter. Répondit Erikalomecita. Elle expliqua l'intérêt de cacher sa présence et ses pouvoirs.
- Tant pis pour votre plan, dit Hanasia. Je ne vais pas laisser mes Saiyans mourir pour vous faire plaisir. Je me transformerai quand même.
- Attendez, ma Reine, dit Erikalomecita. Je ne vous ai pas tout dit. Nous avons une arme secrète, et je suis sûr que votre peuple gagnera cette bataille sans que vous agissiez, et ce les doigts dans le nez.
- Ah bon ?
Erikalomecita expliqua en détail aux Saiyans le plan qui sera dévoilé au prochain chapitre, bien que je pense que vous l'avez tous deviné. Ils furent impressionné et Hanasia accepta de ne pas se transformer en Super Saiyanne, mais confirma qu'elle le ferai quand même si c'était nécessaire.
La réunion se fini et des messagers Saiyans partirent à grande vitesse dans tous les villages pour annoncer le plan des Tsufuls. Ces derniers avaient effectivement des moyens de parler à tous les villages en peu de temps avec quelques robots télévidéos disséminés sur le continent, mais ils pensaient à raison que les villageois n'y accorderaient pas leur confiance. De plus, révéler que les Tsufuls étaient déjà partout chez eux ne leur ferait pas plaisir.
- Ca va être terrible, commenta Erikalomecita à un collègue, une fois la communication terminée. Une alliance magnifique des Tsufuls et des Saiyans.
- Excusez-moi, Mad'zelle Erikalomecita Dormesifia, répondit le collègue en rougissant, mais je rêve où vous avez appelé la Saiyanne "ma reine" ?

Exactement à l'heure, une demi journée plus tard, dans le système solaire de Plant, l'armée détournée de l'Empire arrivait enfin.
- Général, demanda un membre de l'équipage du vaisseau-amiral, nous avons détecté un petit vaisseau qui se dirige sur Plant, avec une heure d'avance sur nous. C'est peut-être une aide rebelle, ou un vaisseau venu chercher... le guerrier.
- Non, dit le général. C'est une sonde que nous avons envoyé. Ignorez-la.
- Une sonde ? Mais aucune mission de ce genre n'est sur nos registres. Il s'agit peut-être...
- Une sonde. Le coupa le Général. Vous ne l'avez jamais détecté. C'est clair ?
- Oui, général.

La fausse sonde se posa très lentement dans un désert du continent Saiyan. Deux êtres en sortirent. Le deuxième aurai dû être immense, mais il était là tout petit, ce qui l'avait beaucoup arrangé pour le voyage dans cet espace exigu.
En effet, Ice Kurima était dans sa dernière transformation. Alors qu'on le connaissait sous une forme haute de deux mètres, avec un arrière de tête allongé, et des épaulettes qui ressortent comme une armure, il tenait là un simple mètres soixante. Son corps était lisse, limite brillant au soleil. La seule chose cassait son look étaient deux énormes cornes sortant de ses avant-bras.
Si Ice Kurima était le cadet de la famille et à priori le plus faible des frères démons, il était, ainsi transformé, de fait plus puissant que le Cooler que Hanasia avait combattu.
- Enfin arrivé ! Quel plan à la con, je n'ai jamais voyagé aussi inconfortablement depuis les fois où j'échappais à papa dans une caisse de marchandises. Il fallait toujours que je trouve des caisses énormes et je me pliais dedans. Il faut dire que quand Chill te cherches, les choix sont limités. Y'a bien que les transports clandestins pour lui échapper. Qu'est ce qu'on ferai pas pour une biture sur Blizzard 8.
- Je me rappelle de vos fugues. Vous aviez défrayé la chronique. Il faut dire qu'à chacune de vos arrivées, votre père était prévenu, mais le temps qu'il vienne vous chercher, vous aviez déjà mis la planète à sac.
- C'tait le bon temps. Enfin, voilà des années que je n'ai pas supporté mes capacités maximales. J'ai bien peur que ce guerrier soit vite éliminé. Sinon, les nouvelles ?
- L'armée est derrière nous d'une heure. Nous n'avons pas été détecté par les habitants de la planète. Nous avons le temps de prendre nos positions, trouver le guerrier, et l'éliminer dans le feu de la bataille.
Parfait parfait... J'imagine qu'avec leur planète de sauvages ils penseront pouvoir tenir contre l'armée qui arrive, mais ils vont être sacrément déçu de voir que leur guerrier magique se fera tuer par moi, pendant que tu décimeras tous les autres.
- Oui, dès qu'ils auront dévoilés toutes leurs armes pour faire face à l'armée, à nous deux nous la remplaceront.
- Plusieurs milliers de sauvages qui sont évalués à un niveau de guerrier d'élite ne te font pas peur, Chatterton ?
- Aucunement, seigneur. De plus, vous aurez envie de participer au combat bien avant que je fatigue, j'en suis sûr.

Suite