Fanfic - La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 18

La saga de Hanasia, Reine des Saiyans - Chap 18

L'Empereur Blizzard

- Une Saiyanne de la campagne (cela se voyait à son accoutrement), qui vient de se battre (des traces de coups, de blessures, de brûlures, surtout sur les habits noircis par boules de feu, qui clairement ne provenaient pas de l'anicroche avec la petite Saiyanne), dit le premier Saiyan du groupe.
- ... Qui fête sa récente victoire, continua un second. Serait-ce elle ?
- Hey, reprit le premier. Qui es-tu ?
- Elle vole notre bouffe, fit la petite ! Elle m'a fait tomber deux dents ! Il faut la tuer !
- Si tu veux la tuer, ma fille, c'est ton problème. Fit le premier en s'approchant de la scène. Puis, en appelant de nouveau vers l'inconnue : Hey, Saiyanne ! Je te cause !
- A boaâârre !... Fit l'inconnue pour toute réponse. Puis, s'étant soudainement redressée pour se faire entendre, fut prise d'un vertige. En se rabaissant, elle senti un drôle de goût au fond de la gorge. Et, comprenant instantanément ce qui allait se passer, elle resta courbée et visa l'une de ces tranchées qu'il y avait dans le sol, créées justement pour permettre à la pluie, ou autre chose... de s'écouler.
Hanasia vomi tout ce qu'elle avait goûté. Ainsi que des litres de vin.

Le Conseiller revint sur les lieux du combat mais la fille était partie. Il questionna sur place mais nul ne savait où elle était. Serait-elle déjà rentré dans son village natal ? Il aurait quand même été étonnant qu'elle se désintéresse d'une visite de la capitale. Il vola en hauteur et chercha du regard dans les rues environnantes.
- J'ai mieux à l'estomac, mais la vision c'est toujours pas ça, se dit Hanasia à elle-même. Ses sens la trompaient, complètement. Elle ne pouvait se concentrer sur rien. Elle vit passer en double ou triple vision, dans ce monde qui tournait autour d'elle, une choppe, peut-être la dernière à être encore remplie. L'idéal pour faire passer le goût détestable du retour d'estomac qu'elle avait en bouche.
- Saiyanne, on se présente avant de s'asseoir à une table. Encore qu'il ne me semble pas que tu te sois une seule fois assise. Tu devrais arrêter avec le vin, si c'est pour le régurgiter après. Cette denrée-là ne tombe pas du ciel.
- Tu te tais, et tu le rempli, répondit Hanasia, prenant le Saiyan par le col, s'y accrochant presque, en lui mettant sous le nez la choppe vide. Tu t'as bien une réserve quéquepart...
Le Saiyan lui attrapa la main pour la dégager violemment. Mais elle élança son bras et tout le corps du Saiyan avec, l'envoyant voleter en l'air comme une plume, sous la stupéfaction des autres, qui voyaient bien qu'elle n'y avait pas mis beaucoup de force.
- Jéééé diii... Fit elle en brandissant la choppe vide, jédijenr'veu. Et elle sauta par dessus la table pour rejoindre le groupe.
- C'est toi qui a vaincu le monstre géant là-bas, non ? Fit un Saiyan, diplomatique.
- Ouais... répondit-elle en le toisant du regard, sa tête très proche de la sienne. Jzu lui ai pété la gueule... Jlavais vu venir, lui... Jlè senti de chez moi qu'y venait, ouais d'abord...
- Assis-toi, tu es notre invité, répondit-il... Je vais te chercher à boire.
- TOI ! TOI ! Fit Hanasia dans ses oreilles. Toi, t'es un mec BIEN.
- Et comment tu t'appelles ? Demanda-t-il en ouvrant un tonneau caché sous une table, et commençant à remplir chaque verre, en faisant bien attention de commencer par ceux de la table d'Hanasia.
- Chui Hanasia. Mais tous mes zamis m'appellent Hanasia.
Les Saiyans étaient rassis autour des tables et ripaillaient gaiement, la plupart des regards tournés vers la combattante. Le père de la petite était revenu, surpris comme jamais du vol plané qu'il avait fait. Il ne la chercha pas plus et s'assit également. Le groupe se garda bien d'ébruiter la présence d'Hanasia ici, car ils savaient que sinon, leur place serai noire de monde comme au lieu du combat.
- Alors Hanasia ! Fit une petite voix. Hanasia se tourna pour voir la petite fille. Tu es à l'honneur aujourd'hui, mais tu seras dans l'horreur demain. Moi, Artemis 7ieme du nom, je te vaincrai. Je te tuerai !
Hanasia plissa des yeux et approcha le visage vers la gamine et fronça un sourcil, puis elle lui répondit :
- On.. se connaît ?

On a toujours des avantages à travailler dans la cour d'un Empereur. Il y a des inconvénients, bien sûr. Par exemple, le fait que chaque noble ait droit de vie et de mort, sur chacun, ainsi que le droit de donner tout ordre qu'il veut sans se soucier des conséquences. Moment toujours difficile où l'employé doit s'acquitter de deux tâches en même temps, des fois contradictoires, pour deux privilégiés. Prêt à vous tuer s'il n'est pas exaucé à temps, car vous comprenez sa vie est si chargée et si remplie, il donne l'ordre et c'est tout. Autres inconvénients, il faut être très au fait de tout ce qui se passe, afin de ne pas expier la faute d'un autre (un domestique, c'est un domestique), ou de deviner quand tel noble est de mauvaise humeur, ou s'il veut quelque chose qu'il n'a pas demandé. Autant ne pas l'apporter est une faute, autant apporter quelque chose qui n'est pas demandé en est aussi une. Et puis, certains tuent, ou mutilent, simplement pour le plaisir.
Mais il y a des avantages. Le prestige, d'abord. N'est pas n'importe qui qui travaille à la cour. N'est pas le premier venu qui frôle, sent, et même des fois touche, ces Dieux et privilégiés qui vivent si haut dans les castes qu'on ne les voit qu'en image.
L'argent ensuite. Pour qui l'argent n'a plus d'importance, un petit service peut bien valoir l'équivalent de plusieurs mois de salaire d'un haut fonctionnaire. Combien de zéros déjà ? Donnez-lui quelques millions de Talents. Comment, il pourrait acheter un pays avec, et cela vous gène ? Pointilleux comptable... Donnez-lui quelques milliers alors.
L'ambition enfin. Si l'on se faisait remarquer, sans trop en faire toutefois, car l'impertinence n'est pas tolérée, on pouvait marier un noble de sexe opposé, ou entrer dans son service direct. Avec quelques conseils, l'on pouvait devenir conseillé attitré, voire général, d'une puissante personne. Après tout, ces gens-là n'engageaient pas sur C.V....
Mais pas dans la cour de cet empereur. En fait, pas dans la cour de l'empereur, car dans cet univers il n'y en avait qu'un. Ici les domestiques étaient des esclaves, qui tournaient à grande vitesse tant la mort les prenait facilement. Il n'y avait pas vraiment des nobles et des privilégiés, plutôt des brutes épaisses à la force démesurée qui leur permettait de voguer en ces lieux.

Car chez l'Empereur Blizzard, seule la force comptait. La force et l'obéissance, bien sûr.
Ici l'on voyait Avoka, un guerrier à la peau verte qui pouvait faire voler des montagnes, et les détruire d'une attaque. Il se faisait un point d'honneur de ne jamais toucher le sol, et ce qu'il transportait volait près de lui. Fier et vraiment pas fun du tout, il tuait les êtres inférieurs en les regardant fixement. Ses bras croisés, il leur écrasait le coeur avec ses pouvoirs télékinésiques. C'était très impressionnant pour l'homme de base.
Jamais seul, Yikoun bavait en clignant des yeux dans un coin de la salle. C'était un monstre, qui avait à peine l'usage de la parole. De gigantesques griffes uniques rétractiles à chaque main, un corps carapacé, et un esprit dément. Il avait toujours besoin d'un esclave sous sa coupe, afin de sentir une vie entre ses mains. S'il fuyait, il mourrait. Le monstre ne portait pas l'uniforme habituel que portaient les autres guerriers, car il se le déchirait constamment. Il n'avait sa place ici que parce que la seule chose qu'il avait compris et respectait, c'était qu'il fallait obéir aux Démons du Froid. On l'utilisait surtout comme arme vivante, c'était toujours un plaisir de le voir s'exciter sur une armée de soldats.
Plus rapide qu'une impulsion électrique, plus légère qu'une plume, la meilleure assassin que les Démons du Froid n'avaient jamais eu, Dijicharate se déplaçait dans les couloirs sans bruits, sans déplacer d'air, invisible. Rare étaient ceux, même parmi les autres guerriers, qui pouvaient savoir si elle était là ou pas. On ne savait pas de quelle espèce elle était. Certaines théories affirment que sa planète a été entièrement épurée de ses habitants par un Démon du Froid, d'autres qu'elle a elle-même tué tous ses congénères. En effet, tout le monde dit que sa vitesse était génétique, et qu'elle ne supporterai pas de voir l'un de ses frères la dépasser. Pour tuer, elle déplaçait la tranche de sa main si vite que cela faisait l'effet de rasoirs auquel nul n'échappait.
Massif, le général (il tenait à son titre de général) Chatterton restait toujours près de son empereur. Plusieurs continents effacés à son actif, il était le plus loyal, le plus respectueux et le plus enclin à se mettre en colère face à l'insubordination des autres en face des Démons. Il était particulièrement irrité par la bêtise de Yikoun, et les manières de Dijicharate, qui se savait assez utile pour ne pas présenter ses hommages et oublier les politesses d'usages en se la jouant mystérieuse, acceptant des ordres des fois même sans présenter son visage.
Outre ces mastodontes, allaient et venaient plusieurs guerriers qui pouvaient facilement d'une main détruire une ville, et résister à toutes les armes connues, à l'exception pour certains seulement, des armes atomiques.
Mais tous étaient ridiculement faible, aucun n'approchait, en aucune performance physique (vitesse, résistance, force, etc.) les Démons du Froid. Et leur père à tous, l'Empereur Blizzard, trônait au milieu de cette cour comme le symbole absolue de la toute puissance.
Plus de quatre mètres de haut. Des cornes lourdes d'un quintal qui s'allongeaient et tournaient pour pointer vers le ciel. Une tête carrée, sur laquelle des traits de couleurs découpaient son visage, et des yeux perçants qui semblaient regarder au-delà des murs. Des mains à cinq doigts, des pieds à trois doigts, une queue qui s'enroulait autour de son trône et de lui-même sur plusieurs tours. C'était une queue si démesurément longue qu'à elle seule elle prouvait qu'il n'avait plus besoin de se déplacer depuis longtemps. Blizzard était là depuis toujours. Enfin, pas historiquement depuis toujours. Mais les grand-pères des grand-pères des esclaves et des habitants de l'empire ne se souvenaient que de lui comme Empereur. En fait, il avait plus de 1200 ans.
Tous les 500 jours, il se faisait une joie de fêter son anniversaire avec un banquet extraordinaire où était ajouté une étoile d'or de plus. Il se félicitait de voir ses fils toujours ébahis devant le mur recouvert de ces étoiles, comme il l'était lui-même il y a des siècles de cela face à son père. Il avait dépassé l'âge de la mort de ce dernier depuis longtemps, et savait qu'il était sur ses derniers jours. Mais il avait confiance en le futur. Ses ascendants n'avaient jamais pu avoir plus de deux rejetons. Lui, le plus fort de toute la lignée, avait généré quatre Démons du Froid. De quoi assurer l'agrandissement de l'Empire à jamais. Il n'y aurai pas de guerres entre eux. Le sens de la famille et de la hiérarchie était bien trop fort. Bien qu'il était maintenant diminué et faible, aucun de ses fils ne porterait jamais la main sur lui.

Ah, ses puissants enfants ! Aucun, lui semblait-il, n'était aussi fort que lui à son sommet. Mais ils avaient le temps. Son aîné était déjà sûrement plus fort que son feu père. Et bien trois d'entre eux pourraient produire des enfants. Tous les Démons ne naissaient pas avec cette possibilité, c'est ce qui limitait leur nombre.
Etrange espèce qui évolua sur un caillou gigantesque faiblement éclairé par une étoile mourante, les Démons du froids furent les seuls animaux qui avaient en eux plusieurs codes génétiques différents. Ils purent alors se transformer et s'améliorer. Lorsqu'ils voulaient se reproduire, ils créaient en eux un nouvel assemblage de tous ces codes génétiques.
Lorsqu'ils furent découvert par des explorateurs, ceux-ci furent abasourdis par l'existence de vie sur cet astéroïde sans ozone, sans protection aucune contre les rayons spatiaux divers, qui faisaient muter en permanence les codes génétiques de ces monstres. Astéroïde où la température oscillait entre moins dix et moins 150 degrés celsius, presque aussi grand qu'une géante gazeuse, le roc était à la limite du trou noir, la gravité y était des centaines de fois supérieure à toute planète contenant la vie. Il était recouvert d'une couche d'à peine un kilomètre d'atmosphère formé de quelques gaz rares qui s'écrasaient sur le sol, des fois à l'état liquide. Et les Démons en étaient les seuls habitants.
Ils respiraient, enfin, buvaient, du CO2 pour recracher de l'oxygène. Lorsque la composition de l'atmosphère en fut bouleversée, la nouvelle génération se mit à respirer de l'oxygène, et recracha de l'eau. Rien ne semblait pouvoir entraver leur vie, puisque certains aimaient grimper en haut d'une montagne, où il n'y avait pas d'atmosphère du tout, et, face au vide, leur carapace pour seul scaphandre, les Démons rêvassaient en grattant le sol à la recherche d'un minerai pouvant convenir à leur estomacs.
Sur cette planète sans vie à part eux, ils développèrent leur intelligence au point d'être de véritables génies. Ce n'est qu'une fois sur d'autres planètes qu'ils apprirent l'art du combat, et comprirent vite qu'ils étaient supérieurs en tous points à toute forme de vie.
Peu nombreux au départ, ils moururent presque tous en découvrant l'univers. Jeté dans un soleil, l'un d'eux mourut subitement, mais depuis, tous les autres apprirent à se déplacer dans l'espace. D'autres essuyèrent des attaques nucléaires, biologiques, quantiques, mais la génération suivante ne craint plus rien de tout cela. Après quelques siècles de campagne, des royaumes furent créés. Puis ils se massacrèrent entre eux et au final, une seule famille régna.
Le peuple cru un instant que c'était terminé, car ils savaient leur difficulté à procréer. Mais comme s'ils étaient maudit par la malchance, chaque empereur finissait toujours par engendrer un ou deux fils, capable d'engendrer également. En fait le peuple n'avait tout simplement pas compris. Pas compris que les Démons du Froid étaient les maîtres de la survivance, et que leur lignée ne s'éteindrait pas. Même avec une seule famille, même avec un seul enfant par génération.

L'esclave qui entrait dans la grande salle tremblait. Il tremblait car il savait qu'il allait mourir. Il était porteur d'un message prioritaire et savait qu'il devrait couper la parole à l'Empereur pour le dire. Il ne serai pas tué pour cet affront-là, non, il serait tué à cause de la terrifiante nouvelle qu'il allait donner.
En se pressant vers le centre de la pièce, il se mit à suer. Sa peur grandissait. Lui-même avait du mal à imaginer la véracité de sa nouvelle. Il se demandait s'il n'allait pas se mettre à rire tant la situation était absurde. Il redoutait que le visage de Blizzard disant "Comment ? C'est impossible !" soit comique. Blizzard surprit ? Ca n'existait pas. En tout cas, que ce soit par irrespect, par la colère de l'Empereur, ou parce qu'il se mettrait à s'uriner dessus dans la grande salle de la cour de l'Empereur, il allait mourir, c'était sûr.
- Tu doubleras les cadeaux divers au peuple Agrimmatt, ils ont été très loyaux envers nous lors de la révolte de leur système. Fait aussi subtilement passer l'idée qu'ils érigent sur leur plus grande place une statue de Furizeer. Il le mérite et ça lui fera plaisir. Pense aussi à...
Un petit fonctionnaire notait les instructions, il était sur une petite plate-forme volante afin d'être à la hauteur de Blizzard pour que celui-ci n'ait pas à élever la voix. Incapable de regarder son maître en face, il restait courbé et ne détachait pas les yeux de son bloc-note électronique.
- Empereur Blizzard ! Cria l'esclave en se jetant à genoux sur le sol et glissant sur les derniers mètres. Message prioritaire ! Il l'avait coupé. Il savait qu'il devait le couper, car une telle nouvelle ne pouvait attendre une seconde de plus, Blizzard n'aurait pas pardonné qu'on attende pour le lui dire. Mais il se sentait quand même coupable d'un immense crime. Sans attendre une réponse de l'Empereur qui s'était tu, il continua. Votre fils le Seigneur Cooler a été tué !!
Silence pesant dans toute la cour. Il avait crié fort. Cette nouvelle n'avait pas à être discrète. Si un Seigneur était concerné, tout le monde devait se taire pour écouter. Comme si la nouvelle était incomplète, comme si pour lui, que son fils ait été tué n'était pas suffisant pour qu'il en meure, Blizzard demanda simplement :
- Détails.
- Mon Empereur, cria l'esclave le plus vite possible, je sais seulement qu'il combattait sur une nouvelle planète, et qu'il a été vaincu en combat singulier !
Blizzard se leva d'un coup, surprenant toute la cour. Depuis des années il était resté cloué sur son siège, et certains membres croyaient qu'il était trop vieux pour bouger à présent. Debout, et sa voix qui emplissait la salle entière, il redonnait s'il en était besoin, un respect éternel aux êtres présents.
- Tous les détails ! Cria-t-il en direction du lointain, c'est à dire de tous ses esclaves. Instantanément, les dispositifs qui permettaient d'afficher des images se déclenchèrent. Dans des salles techniques du palais, on se pressa pour mixer proprement et efficacement les vidéos prises du vaisseau. Le chef technicien avala sa salive, pris une inspiration, et ouvrit le son pour commenter l'action.
- Il y a 9 heures et 37 minutes, le Seigneur Cooler arrivait avec une troupe de 200 soldats sur la planète d'où furent découvertes des ondes étrange récemment, montrant qu'elle était habité et produisait de l'énergie.
Un écran montrait les images de la cité Saiyanne se rapprochant, tandis qu'un autre affichait la simulation de la descente du vaisseau, où l'on voyait ce dernier, le sol, et la distance entre eux. Puis ils montrèrent, sous plusieurs angles, la sortie de l'armée et un morceau de leur défaite.
- Ils sont tombés sur une grande ville avec une armée. Bien que sans uniformes, on remarque que la plupart des combattants proviennent d'une armée, car ils suivent des formations d'attaque, et ont un grand sens du combat.
Maintenant, les images montraient la sortie de Cooler et chaque écran montra un moment différent de son massacre.
- Cela n'a posé bien sûr aucun problème au Seigneur Cooler. Et après, son adversaire est arrivé. L'écran principal montra Hanasia, puis le combat fut montré sur tous les angles possibles et sans coupures. Aucun commentaire n'était nécessaire. Les images et le son, qui venait de toutes les directions, suffisaient.
Au fur et à mesure que le combat avançait, chaque guerrier présent dans la salle respirait au rythme de l'action. Voir un Démon du Froid lutter, c'était presque irréel. L'empereur Blizzard se tendait de plus en plus. Il semblait prêt à engloutir n'importe quel adversaire et il était certain que cet indigène qui battait Cooler avait une sacré chance de ne pas être là, maintenant.
- Quelle force il y a en notre Empereur, pensa le général Chatterton. Moi qui pensait être maintenant plus fort que lui, je vois que je ne suis toujours rien face à ce vieillard. Il sentait la pression de l'air lorsque Blizzard fermait les poings. Il y aurait une barre d'Orialkon entre ses doigts qu'elle se briserai comme une fine coupe de cristal.
Puis vint le moment où Cooler se transforma, et où son adversaire se jeta sur lui.
- Quel déshonneur !! Clama un guerrier de l'assemblé. Mal lui en pris, car il était évident que le silence était de mise pour toute la scène. Même le technicien l'avait compris ! Pensa le général. Il fallait tuer cet imbécile. Soit plus tard, soit maintenant, mais alors silencieusement. C'était un de ces arrogants et lèche-botte guerrier qui pourrait raser une grande cité d'une boule de feu. Une denrée rare, mais la faute était impardonnable.
Chatterton voulu faire un mouvement indicatif à l'attention de Avoka le télékinésique, mais il se rendit compte à l'instant que ce n'était pas nécessaire. En effet, le fautif avait déjà un genoux à terre. Il se tenait le ventre en essayant de proférer un son mais ne le pouvait pas. On lui écrasait les poumons et le coeur.
Le général se tourna vers Avoka mais ce n'était pas lui. Avoka regardait ses victimes mourir, or là, il était concentré sur les écrans, les bras croisés et les pieds un mètre au dessus du sol. Il cillait et ne manquait rien de l'action. Il n'avait sûrement même pas entendu l'injection du guerrier. Chatterton se tourna alors de l'autre côté. L'Empereur Blizzard avait un bras tendu vers le guerrier qui finissait d'agoniser. Ses doigts se pressaient dans le vide avec intensité et il était clair que, bien qu'il regardait les écrans, c'était lui-même qui exécutait la sentence.
- Je ne savais même pas qu'il avait des pouvoirs télékinésiques ! Pensa le général.
Le craquement de la colonne vertébrale de Cooler résonna dans la salle et fit trembler toute l'assemblée.

La scène de la décapitation passa, et les vidéos ralentirent. Blizzard était très en colère et cela se ressentait. Il ouvrit sa gueule gigantesque et poussa un cri strident que seul un Démon du Froid pouvait produire.
Le général Chatterton, Avoka le télékinésique, et tous les guerriers, esclaves et fonctionnaires de l'assemblé se dirent qu'ils allaient mourir.

Suite

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