Réflexions sur DBGT

Quelques réflexions tout de même sur cette merde (dont on ne connait même pas la signification du GT ; Grand Tour ou Great Travel ?), qui se scinde en trois parties : épisodes 1 à 39, épisodes 40 à 47 et épisodes 48 à 64.

Parce qu'à dire vrai, certaines des idées de fond sont intéressantes, même si leur exploitation est pitoyable :

Retour aux sources

Il s'agit de la première partie de DBGT (épisode 1 à 39).

Les Tsufurs

Tout d'abord, le thème des Tsufurs était effectivement un élément de l'univers de Dragon Ball qui méritait d'être davantage développé.

Pour ceux qui l'ignorent les Tsufurs sont une race d'individus qui vivaient, tout comme les saiyajins sur la planète Végéta. Leur principale caractéristique était leur intelligence qui leur avait permis de développer un niveau de civilisation technologique élevé. Ils palliaient ainsi leur force physique peu développée. Enfin cela dit par comparaison, ils n'étaient probablement pas plus faibles que les terriens, mais face aux saiyajins, évidemment, ils n'étaient pas à la hauteur. Ils furent d'ailleurs exterminés par le peuple des saiyajins qui en profitèrent pour s'emparer de leurs connaissances technologiques.
Pour en savoir plus sur ce peuple, les rares éléments les concernant sont dévoilés dans l'épisode 20 de DBZ et dans les deux OVAs "Dr Raichii". (Vous pourrez aussi en trouver dans la fanfic de Salagir : La saga de Hanasia, Reine des Saiyans.
Il s'agit bien donc d'un retour aux sources de la genèse du monde dépeint dans Dragon Ball.
Mais bon rien n'est creusé. On sait juste que Baby c'est du Tsufur (le pourquoi, le comment, … de son origine et tutti quanti, c'est le mystère ; comme pour ce Docteur Miyu copie du Dr Gero, on ne sait ni quoi ni qu'est-ce. D'ailleurs les deux vont s'associer dans la 2e partie de DBGT pour créer Super C17)

A partir de l'idée de base intéressante, les scénaristes ont réussi à pondre de la daube.

L'humour de Dragon Ball

Deuxième ingrédient du retour aux sources, toujours dans cette première partie de DBGT :
Les scénaristes ont voulu remettre sur le devant de la scène l'aspect humoristique qui prédomine dans Dragon Ball.
Malheureusement, ce n'est pas drôle car le personnage de Pan (qui est franchement pénible) vient perpétuellement casser l'ambiance. Elle se comporte comme une gamine capricieuse et sans cervelle.

La course à la puissance de DBZ

Troisième élément du retour aux sources :
La réapparition des histoires de puissance des combattants qui prédominent dans DBZ. Alors sur ce point ces pauvres scénaristes ne savent plus quoi inventer. On fait une marche arrière complète par rapport à DBZ sur le principe qui veut que l'état de SSJ1 (et suivants) justifie que la queue de singe n'existe plus. Et ben là, (et) paf (le chien, enfin plutôt sa queue, enfin celle du singe quoi) on ressort du placard la queue de singe et le singe avec. Et miracle en plus, le singe il gagne un pelage tout jaune. Et quand le singe reprend quelque peu ses esprits, il se transforme en un truc look mi-homme, mi-bête : le SSJ4. A noter aussi que c'est la première fois que Goku en tant que singe prend conscience de son état (en fait c'est grâce à une intervention de Pan, sans doute la seule utile de tout DBGT, lui montrant une photo de famille qu'il va y parvenir). Jusqu'ici il n'en avait jamais été capable (donc encore un truc d'égratigner au passage sans réfléchir plus loin que le bout de leur nez par les scénaristes - de là à penser qu'ils ont la q**** à la place du nez :p).

Bilan des courses

Le résultat de ce mixage, c'est qu'on a de la soupe.
A vouloir bouffer à tous les rateliers, les scénaristes ont produit quelque chose qui ne peut contenter ni les afficionados de la partie Dragon Ball et de son humour, ni les amateurs de la partie DBZ et de sa débauche de puissance.
D'ailleurs en parlant de soupe et de bouffe, ils ont oublié que Goku appréciait particulièrement le domaine culinaire.

Le singe vs le SSJ

Introduction

Pour en revenir au singe, et donc à un autre élément qu'on trouve dès l'origine de l'histoire (Songoku se transforme en effet aux environs de l'épisode 12 de Dragon Ball), si on met de côté les points évoqués au paragraphe "La course à la puissance de DBZ" on peut à l'extrême limite trouver cela une bonne idée de faire ressortir le singe (bien que pour ma part je n'apprécie pas cette idée, mais passons).

L'intérêt du sujet

En effet, par rapport à l'idée du gorille, il restait à mon sens un unique point qui n'avait pas encore vraiment été traité et méritait éventuellement de l'être, à savoir : par quel moyen, s'il en existe un, est-il possible de contrôler totalement et de manière consciente la force supplémentaire, et cachée ordinairement, procurée par la métamorphose ? L'idée aurait alors dû être de véritablement exploiter l'idée en montrant que la réponse est l'état de SSJ4 (qui physiquement se traduit par un look mi-homme, mi-bête comme précédemment indiqué), qui au contraire des états précédents de SSJx nécessite pour être atteint que l'attribut queue de singe soit actif. En réunissant les éléments, on a donc un état où tous les attributs spécifiques du saiyajin sont actifs : la queue de singe, l'aspect métamorphose avec le côté physique un peu bestial, et l'aspect conscient et donc contrôlé avec le côté physique humain qui prédomine très nettement sur le côté bestial. On a donc un état ultime, alors que dans les autres il manque toujours au moins un des éléments, ce qui amène à douter que le guerrier ait réellement déployé l'intégralité de la puissance qu'il renferme.

Réflexions sur l'exploitation de l'idée

Mais malheureusement, d'une part ceci n'est pas du tout mis en évidence, dans la mesure où, apparemment, l'élément de base ayant présidé à la création de l'état SSJ4, qui était de disposer d'un niveau de puissance supérieur à celui de SSJ3, ne semble même pas respecté (comme l'illustre le passage infra faisant référence au déroulement des combats) ; d'autre part, on part en vrille pendant le déroulement des combats. Baby-Végéta grâce à une machine fabriquée par Bulma se transforme lui aussi en singe, alors qu'il ne possède aucune queue de singe apparente (au moins pour Goku elle l'était et on sait pourquoi et comment elle a refait son apparition) ; donc du n'importe quoi. Il se fait néanmoins rétamé, mais reprend de l'énergie je ne sais même plus comment et du coup se met à battre Goku SSJ4.

Ceci laisse d'ailleurs entrevoir qu'en définitive le SSJ4 ne serait en termes de puissance peut-être en rien plus performant que le SSJ3. En effet, bien que rien ne permette de l'infirmer ou de le confirmer, il me semble que ce statut de SSJ3 est en définitive équivalent en termes de puissance à celui du singe au pelage doré ; la différence se situant en réalité au niveau du critère des réserves d'énergie (l'apparence de singe permettrait d'exploiter les réserves à plein, d'après ce que j'ai perçu, alors que l'état de SSJ3 non). Et là où c'est le plus bizarre, c'est qu'apparemment en passant SSJ4, il semblerait que cet avantage pleine utilisation des réserves d'énergie disparaisse à nouveau puisque Goku semble épuiser ses réserves encore plus vite à ce niveau qu'à celui de SSJ3, et que l'existence d'un sucroît de puissance ne soit, comme je l'ai indiqué, guère évident, vue la manière dont se déroulent les combats.

Ces derniers sont tellement du n'importe quoi, que je ne sais d'ailleurs même plus comment Goku finit par l'emporter (tout ceci étant compliqué par le fait que Goku cherche à ce que Baby quitte le corps de Végéta sans avoir à tuer Végéta).

En fait pour en terminer, je reviens pour mentionner un dernier petit point sur le positionnement des états SSJ3, singe au pelage doré et SSJ4 en termes de puissance et de réserves d'énergie, relativement les uns aux autres : le fait que tout soit nébuleux est sans nul doute aussi lié au fait que le statut SSJ4 a été créé afin de permettre à Goku de retrouver une taille d'adulte, sous laquelle il lui est plus aisé de maîtriser sa puissance. En effet s'il était resté adulte, il est assez clair que le passage au stade de SSJ3 ne lui aurait pas posé autant de problèmes qu'il n'en connaît dans DBGT en raison du fait qu'il a retrouvé un corps d'enfant. Et donc il y a fort à parier que la justification de l'état SSJ4 n'aurait pas été aussi évidente aux yeux des réalisateurs, et qu'isl ne l'auraient sans doute pas sortie de leurs chapeaux de magicien.

Conclusion

Donc un méli-mélo invraisemblable et incompréhensible. A oublier le plus vite possible.

Les dragon balls

Il s'agit de la troisième partie de DBGT (épisodes 48 à 64)

Titre de la série

Ensuite, le thème qui nous est présenté est celui des dragon balls.
Finalement c'est con, mais la série s'intitule ainsi et pourtant elles n'ont jamais été vraiment mises à l'honneur : leur origine, leur fonctionnement réel,… sont autant de points qui méritaient d'être éclaircis ; car bien qu'au long de la série un certain nombre de choses soient plus ou moins dévoilées, il reste encore beaucoup de zones d'ombre.

Mode de fonctionnement

Quelle nature de voeu(x) peuvent-elles exaucer ?

C'est l'idée de départ qu'ont choisi d'explorer les scénaristes et plus précisément sous l'angle de la puissance négative que renferment les boules ; ce qui, en soi, est une approche intéressante. Bien d'autres thèmes auraient pu être creusés (je vous invite d'ailleurs à lire la page sur les dragons sacrés qui présente d'autres éléments de réflexion sur le fonctionnement des dragon balls.)

Un traitement de la question négligé

Cependant, elle a été là aussi mal exploitée.
En effet, le fait que les boules renferment une puissance négative qui doit être évacuée par la réalisation de vœux mauvais, doit-être sous-tendue par quelque chose.
A priori ceci ne saurait être lié qu'au fait que leur créateur ait une part négative en lui.

Le pourquoi du comment d'un jugement sévère à l'égard des scénaristes

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Mais pourquoi est-il si méchant à l'encontre des scénaristes ?
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Parce que
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Désolé pour ce moment d'égarement, mais quelques grammes de finesse dans un monde de brutes me paraissent nécessaires.
Avec toute la prise de tête que vous venez de subir en lisant toutes mes élucubrations, vous méritez bien une pause kit kat avant de poursuivre :-)
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Pour en revenir au fait que l'énergie négative contenue par les boules ne saurait être lié à l'existence d'un côté obscur chez leur créateur, je me réfère aux cas respectifs de Kami-Sama et Dende, les deux Nameks responsables des Dragon Ball générateurs de Dragons Noirs.
Pilaf dit dans DBGT (il est bien au courant) que les boules sont créées après la séparation de Piccolo en deux entités Kami-Sama et Piccolo Daimaos. C'est donc Kami, totalement clean de méchanceté, qui est en cause.
Bon, Pilaf est peut-être à l'Ouest, on peut donc supposer que C'est Original Piccolo qui a créé les Boules (comme celles que l'on recherche au début de DBGT, ce qui du coup ne leur donne plus aucun intéret par rapport aux autres mais qu'importe :p ), ou pire, qu'il resterait un fond de méchanceté en Kami-Sama.
Ensuite, à l'époque où se déroule DBGT, l'existence des Dragon Balls est liée non plus à Kami-Sama réunifié avec Piccolo Daimaos (qui pourrait donc contenir de la méchanceté), mais à Dende (d'ailleurs lorsque le mauvais dragon apparaît Piccolo est mort). Dende qui est a priori sans vice, comme tous les Namek d'origine (voir note plus bas).

Cela étant, il est vrai que Dende n'a pas recréé de nouvelles boules lorsqu'il a pris la succession de Kami-Sama, mais simplement restauré les boules créées par Kami-Sama. C'est donc un peu limite, mais on pourrait admettre qu'elles aient conservé leur part négative (qui je le rappelle était déjà contestable).

Sur ce coup là je suis brave, je sauve la mise aux scénaristes japonais. Mais bon une fois ceci admis (si vous n'êtes pas d'accord avec ma concession ce n'est pas grave, je suis sans doute même le premier qui vous en féliciterait), il n'en demeure pas moins un second problème.

En toute logique la puissance du dragon est limitée par la puissance de son créateur (et/ou régisseur, puisqu'en fait Dende n'est en définitive que le régisseur de boules qui ont été créées par quelqu'un d'autre), c'est en substance ce qui est dit au début de la partie DBZ, puisque je ne sais plus lequel des personnages propose plutôt que de ressusciter Songoku de demander au dragon de les débarrasser des guerriers de l'espace qui doivent débarquer ; et il se voit répondre que le dragon ne peut exaucer ce souhait dans la mesure où ils sont plus puissants que Kami-Sama.

Or les dragons en lesquels se transforment les boules sont bien plus puissants que Dende et même Piccolo ne l'ont jamais été, même pour le moins fort d'entre eux. Ne parlons même pas du plus puissant des 7 dragons avec lequel seul Gogeta 2 est capable de rivaliser (pour être précis en vérité Gogeta 2 est à même de pulvériser le dragon qui lui n'est en revanche pas à même de rivaliser avec le guerrier ultimesque à ce jour ; mais bon faut croire qu'un guerrier fusionné n'a pas le droit d'emporter la bataille car à peine formé Gogeta 2 est presqu'aussitôt défusionné, tout cela pour finir par un Genkidama, scénario déjà vu, alors que ce coup-ci, ils avaient la possibilité d'innover. J'aime beaucoup le personnage de Goku et je suis ravi qu'une fois de plus ce soit en définitive lui qui triomphe, mais bon ce n'aurait pas été grave si cela n'avait pas été le cas). Et là j'ai beau cherché je ne vois pas comment on peut même trouver un début d'élément pouvant faire passer cette incohérence pour admissible (à part bien sûr que compte tenu de la puissance des membres de la DB Team il fallait leur faire un adversaire à la hauteur).

Remarque sur l'absence de vice des Nameks :

Piccolo est à ce titre une exception, mais cette caractéristique provient du fait que le mal s'est instillé en lui à cause du contact prolongé qu'il a eu avec les humains. Dès lors, au travers du cas Piccolo, on pourrait penser que tous les Nameks peuvent eux aussi succomber au mal. Dans l'absolu rien ne semble s'y opposer, toutefois la situation de Piccolo présente une autre spécificité : c'est qu'il n'a jamais vécu parmi les siens, il n'avait donc subi aucune influence de leur part, et n'avait donc pu acquérir la sagesse Namek susceptible de le protéger du mal. Et évidemment cela n'a pas raté.

La fin de DBGT copie intégralement la fin de DBZ

Oui, et en moins bien. Seules les complications que s'autorisent Goku et Végéta pour fusionner sont intéressantes. Voyez donc les évènements, dans l'ordre chronologique :

Fin DBZ Fin DBGT
Personne ne peut vaincre Buu. Goku et Végéta fusionnent avec les boucles d'oreille, donnant Végéto. Personne ne peut vaincre Li Shenron. Goku et Végéta fusionnent en dansant, donnant Gogéta.
Végéto écrase Buu sans problème, il joue avec lui et se moque de lui.
Mais en fait, c'est parce qu'il le piège pour l'obliger à le manger, afin d'aller sauver ses amis qui sont dans son ventre.
Gogéta écrase Li Shenron sans problème, il joue avec lui et se moque de lui.
Il semble que la raison est qu'il l'a poussé à faire une attaque, qui une fois renvoyée, a magicalement réglé tous les dégâts faits sur Terre. Logique.
Végéto perd sa fusion dans Buu, chose qu'il ne pouvait absolument pas prévoir.
Mais il fait perdre à Buu une partie de sa force en délivrant les êtres dans son ventre.
Gogéta a perdu trop de temps et la fusion s'est terminée ! Ce qu'il pouvait tout à fait voir venir !
Mais le Li Shenron perds le Dragon Ball à 4 étoiles dont s'accapare Goku.
Buu redevient comme il était à l'origine, et est donc moins fort. Goku et Végéta pensent donc pouvoir le battre sans la fusion, mais c'est peine perdue : Goku perd de l'énergie, ils finissent perdants. Li Shenron est moins puissant mais empêche Goku et Végéta de fusionner. Ceux-ci n'ont plus de force du tout, et perdent leur transformation SSJ4. Ils sont perdants.
Goku utilise le Genkidama pour récupérer l'énergie de tous les habitants de la terre et de Nameck, et du Ciel. Le Dragon Sacré de Nameck lui redonne sa force et il peut enfin tuer Buu. Goku utilise le Genkidama pour récupérer l'énergie de tous les habitants de l'univers. Sans avoir une once d'énergie, il résiste aux boules de feu de Li Shenron alors qu'il n'est même pas transformé. Il détruit le Dragon Noir, puisant sa force dans le délire des scénaristes.

La partie intermédiaire : épisodes 40 à 47

Quant au passage contre Super C17, il n'y a même pas d'idée intéressante. Le seul point positif si on veut en trouver un c'est qu'il met bien évidence l'amour qui existe entre C18 et Kuririn. Devant la mort de son mari, elle va se rebeller et finalement aider Goku à remporter la victoire.